Stella Rossa

Costanza Solari
Scénariste - Marionnettiste - Comédienne

 

Conditions Techniques Spectacles  Animations Association
" Il était une fois une marionnette...."

 

La Troupe Stella Rossa ...

Elle regroupe la Directrice et ses quatre-vingt "comédiens" (marionnettes) de tous âges, de toutes origines, y compris de l’au-delà (neuf fantômes), du monde fantastique (deux lutins, deux sorcières, dont une dite des Forêts, trois ogres, dont un dit des Potagers).

 Sans distinction de classes, sans préjugés ni privilèges, bannissant les communautarismes, mêlant bouillonnement rois, reines, voleurs, pharaons, concierges, filles de derviches tourneurs,  toreros, souricettes, eunuques, loups, mémés, chatons,  Pères Noëls, gardiens de torils, Argans, Toinettes, pythonisses et j’en passe...

Tous travaillent avec acharnement, pour votre plaisir,  sous le regard acéré et peu enclin à la clémence de la Directrice.

Mais tous la chérissent car ils savent qu’ils lui doivent la vie.

 Ils vous présentent avec l’énergie du désespoir (revers de médaille de l’enthousiasme qu’ils ont chevillé à leur corps de chiffon),  des piécettes et des vraies pièces, écrites ou adaptées par La Directrice,  jouées dans deux castelets traditionnels : 

soit le castelet rouge – si petit qu’il se glisse jusque dans une chambre d’enfant ...

soit le noir, plus élégant, plus grand, que l’on sort pour les grandes occasions...

 

Le castelet, le jeu ...
 

Ingénieusement conçu par mon mari, mon castelet rouge démontable est léger,
se déplace sur des roulettes ; il occupe peu de place pour une hauteur totale de 1.85 m, une profondeur de 0.30 m et une largeur de 1.20 m. 
Ce sont les rideaux de velours rouge qui lui donnent de l’ampleur.
Il a son propre éclairage.
Moi-même, je suis cachée derrière un voile, je travaille à voix nue.

Depuis le festival 2008, je travaille aussi avec un nouveau castelet noir, plus grand, plus élégant, idéal pour les grands occasions !!!

 

Les spectacles


J
e crée la plupart des spectacles que je monte. 
Il m’arrive de les écrire sur commande, suite à une discussion
avec un animateur ou instituteur qui aimerait me voir aborder tel ou tel sujet.
Si besoin est, je fabrique de nouvelles marionnettes, un nouvel élément de décor.

Les deux pièces :
« 
Mon papa, jardinier du monde » et « La sorcière se marie ( Message de deux fleurs.) » 
sont accompagnées d’une altiste, Chantal Détraz,
interprétant, entre autres, des morceaux de Bach, Schumann, Schubert, Marin Marais.

 

 

Aquafortiste et marionnettiste

Je finissais mon spectacle pour adultes, de Pierre Cami.
Accroupie sur le sol, je rangeais mes marionnettes dans la valise.
Quelques inconnus, debout, dont je ne voyais que les jambes, me regardaient faire avec curiosité.

Etait-ce le fait d’être par terre ? Le fait de manipuler des marionnettes, le fait d’être observée en silence ?
Tout cela recréait un monde ancien, cet espace clos de l’enfance.
J’avais des jouets plein les mains ! Les autres, qui regardaient, c’était comme s’ils me disaient :

"Tu me les prêtes ? Je peux voir ? Je peux jouer avec toi ?"

Sous leur regard, je prenais conscience qu’en créant mes marionnettes je m’étais fabriqué mon premier outil de travail. Je m’étais offerte mes derniers jouets.

Je manipulai alors les marionnettes avec plus de tendresse. 
Je démontai le castelet avec soin : jamais je ne mourrai de faim avec eux.
J’aurai toujours du travail par le biais de mes outils.
Toujours du rêve grâce à mes jouets.

Aujourd’hui, je sais que je ne fais pas de la gravure pour « être comprise », pour « communiquer » mieux que je ne saurais le faire avec des mots.

C’est même exactement le contraire : mes eaux-fortes, mes dessins, n’ont de raison d’être que s’ils me garantissent le secret le mieux gardé.

La gravure, c’est d’abord quelque chose entre moi et moi.
Nulle fièvre à exposer, nulle envie d’être publique.
Aux antipodes de l'anecdote, c’est de mes entrailles dont il s’agit. Y a-t-il quelque chose à comprendre à cela ?
Au besoin de voir qui on est ?
Un autre que moi regarde mon estampe : j’ai envie de les laisser seuls. Il l’aime : c’est mon ami.

Il en va, bien sûr, tout autrement avec mes spectacles.
Ils s’apparentent à la caresse, tiennent du baiser.
Surtout lorsque ce sont des enfants qui
regardent. 

J’aime bien les inquiéter et les materner tout à la fois.

Mes histoires, c’est comme si je disais, avec beaucoup plus de mots et de personnages :

« Hein, c’est vrai ? »

J’aimerais que chacun de mes spectacles soit un moment où nous mettons en commun tout ce qui est bon en nous.
Croire que, si on y rit, c’est de la joie qu’on éprouve à être ensemble, côte à côte.
La voix, c’est la voie royale pour consoler, attendrir, galvaniser !
Le théâtre, puisque les marionnettes sont, pour moi, autant de comédiens que je mets en scène, est le lieu où va vivre ma sociabilité.

Costanza Solari,  la Directrice ...

         

dernière modification : 20/11/2011